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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 14:34
  • Les Statuts de l’IBP sont en danger
  • Les recours ne sont pas irrecevables

 

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Les seuls qui peuvent parler librement?

 

13 octobre 2013, Anniversaire de la dernière apparition de Fatima

 

Alors que l’on se recueille pour “la paix du Christ dans le Royaume du Christ”, en ce jour où a été annoncé le renouvellement de la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, cette revue informe ses lecteurs des nouvelles concernant la situation interne du Bon Pasteur.

Après notre dernier éditorial, l’hypothèse de remettre en question le transfert en Colombie a été suggérée au Directeur; il s’agit du transfert qui a été délibéré par le Commissaire à cause de l’avant-dernier article (et maintenant, bien entendu, en raison des recours à la Signature, “in suspensivo”). De toute évidence, la réponse à cette proposition ainsi qu’à d’autres de ce genre a été que le point névralgique n’est pas celui-ci. Si un clignotant rouge s’allume sur le tableau de bord, ce n’est pas en la couvrant que le problème est résolu. Même si la destination était la tant aimée terre d’Italie, la chose en soi ne changerait donc pas vraiment. Peut-être cette proposition voudrait-elle signifier une reconsidération de la politique du bâillon, politique que l’on voulait imposer à cette revue (lire "Disputationes ne se laisse pas bâillonner")?  Nous ne voyons pas toutefois des éléments stables et solides en ce sens.

En tout cas, nous remarquons que le dernier éditorial n’a pas non plus été accueilli avec indifférence: il n’en est rien, il a au contraire concouru à susciter les réactions les plus diverses. Certains, qui sont même loin de nos positions (parmi lesquels des catholiques non pratiquants et même des non catholiques), nous ont témoigné leur estime, parfois d’une façon surprenante et émouvante. D’autres, qui nous sont théoriquement plus proches,  “sont pour nous” dans le privé pour que les recours soient accueilli par la Signature Apostolique, mais risquer de se compromettre à titre personnel, certainement pas! Mais quel sens a de venir dans l’IBP pour ensuite s’installer dans  le “Marais”? Enfin, d’autres encore ont manifesté un certain scepticisme et des difficultés à comprendre ce que signifie le recours au Tribunal de la Signature. Nous essayons donc d’illustrer ultérieurement, tout en savant néanmoins que les “vérités ennuyeuses” seront difficilement comprises de tous… Ce sont justement et malheureusement ceux-là les aspects les plus douloureux de cette affaire.

La signification de cet acte est avant tout celui de ne pas laisser à moitié une bataille idéale, en faisant marche arrière au premier obstacle (avec une mentalité plus mondaine que chrétienne). Une bataille identitaire en faveur des spécificités de l’IBP, sans lesquelles pourquoi ne pas aller – par exemple – dans la Fraternité Saint Pierre actuelle? Pourquoi préférer l’IBP? Uniquement parce que l’organigramme de la FSSP est déjà complet?

Une bataille pour le droit et la justice. Une bataille pour la franchise ecclésiale. Une bataille contre le cancer du servilisme et de l’opportunisme dans l’Église. Si nous nous battons, si nous continuons de nous battre, c’est pour ces valeurs. Ces dernières semaines, un journaliste libéral écrivait, à propos d’autres problèmes :  “C’est un piège que de penser de se rendre […] Et puis que l’on ne sous-estime pas que dans la vie, outre les questions économiques, il arrive que l’on doive perdre même en dignité et principes”. Comment est-il possible que des ecclésiastiques traditionnels ne comprennent pas ce qu’un journaliste libéral semble comprendre? Quant à nous, nous nous sommes dit: quoique dise le Tribunal de la Signature, nous aurons fait notre devoir.

Cette initiative comporte ensuite un important aspect de clarification: elle est aussi un “papier de tournesol”, moyennant lequel la Providence nous donne des signaux pour le futur.

Quelques éléments ultérieurs de clarification en effet sont déjà en train d’émerger. Un recours avait été envoyé à la Signature aussi bien à propos d’aspects variés (par don Stefano Carusi), que, et surtout, à propos du  remaniement du corps électoral (par ce dernier et par deux autres prêtres). Une première réponse sur le premier point nous est déjà parvenue et a, en attendant, fourni l’élément suivant:

Ad rationes cognoscendas de necessaria Superioris Generalis electi confirmatione quod attinet, attendendum est in casu non agi de actu administrativo singulari, sed potius, uti Rev. dus Recurrens innuit, de mutatione statutorum, ex qua, tamen, si et quatenus, gravatus erit Superior generalis electus.” (Supremum Apostolicae Signaturae Tribunal, Prot. n. 48339/13 CA PICTAVIEN., Electionis Rev.dus St. Carusi- Pontificia Commissio “Ecclesia Dei”, 17 sept. 2013, p. 2).

“En ce qui concerne les raisons demandées à propos de la confirmation nécessaire du Supérieur Général dont il est question, il faut considérer que, dans ce cas spécifique, il ne s’agit pas d’un acte administratif singulier, mais, comme le Révérend Appelant l’indique, d’un changement des Statuts,  duquel sera toutefois grevé, si possible, le Supérieur Général élu.” 

Ceux qui se leurraient donc que la préoccupation pour les Statuts (et surtout pour ce qu’ils expriment) ne soit pas fondée, se trouvent fortement contredits par le Tribunal Suprême de la Signature Apostolique lui-même : le problème existe – il est en effet expressément évoqué – et stimule chacun à prendre position avec cohérence. Les Statuts, approuvés il y a seulement quelques années par le Saint Siège, courent le risque d’être modifiés prochainement : et cela non pas suite à un choix libre, transparent, mais presque en sourdine, avec comme une sorte de blitz. Pouvons-nous accepter tout cela en silence?

En ce qui concerne le problème en général, et tout spécialement le second point, c’est-à-dire le remaniement du corps électoral, une autre missive envoyée par la Signature à Don Stefano Carusi (Prot. 48339/13 CA PICTAVIEN. Electionis - 4 octobre 2013) informe que le recours a été admis aux phases ultérieures de la procédure. Donc, au-delà de ce que sera le résultat final, nous pouvons au moins dire que le problème présenté n’était pas absurde ni irrecevable… Il faudra encore un peu de patience: bien, nous avons justement quelques articles de théologie “en suspens”, dont nous aurons peut-être le temps de nous occuper.

                                     La Rédaction de Disputationes Theologicae

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Published by Disputationes theologicae - dans Positions théologico-ecclésiales
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