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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 14:22

Nous publions et nous répondons

 

fellay-excardinado.jpg

 

31 juillet 2014, S. Ignace de Loyola

 

 

Sincèrement, je vous prie de me le consentir, votre article du 31 mai me semble embarrassant, contradictoire et animé de préjugés personnalistes qui n’ont rien à voir avec la Foi Catholique. Lorsque, par exemple, c’était vous de l’IBP qui faisiez l’accord, est-ce qu’il ne s’agissait pas d’un "accord de pouvoir"? De quel accord s’agissait-t-il, on l’a vu clairement quelques années après... Sommes-nous devenus tous des fous?

Ensuite, si la reconnaissance de la FSSPX était unilatérale, ne comportant aucun accord, elle serait une chose positive parce qu’elle n’exposerait pas la Fraternité à un "putsch” comme celui que vous avez vécu et comme celui des FI (Franciscains de l’Immaculée ndlr).

Insinuer, sans la moindre preuve, parce que certainement ce n’est pas une preuve quelques citations éparse de Simoulin, mauvaise foi, double jeux, ambigüité de différents types, n’a que la saveur d’une amère prise de position, parce qu’on ne veut pas admettre d’avoir fait un mauvais choix en 2006. Telle est l’impression que malheureusement vous donnez à presque tous les catholiques traditionnels italiens.

Je répète : la reconnaissance unilatérale n’implique aucun accord, ni officiel, ni officieux. Si, juste pour faire un exemple, une communauté acatholique me permettait de prêcher à ses fidèles parce que, selon leurs chefs, ce que nous soutenons est de toute façon positif pour eux...devrais-je refuser de sauver par ma prédication de telles âmes ? Et si une pareille autorisation, raison de plus, m’était fourni par le Pape légitime, quoique doctrinalement hétérodoxe, pourquoi devrais-je refuser une pareille opportunité ?

Je vous prie donc d’être raisonnables et de ne pas vous faire aveugler, comme d’en beaucoup d’autres de vos prises de position, seulement par l’esprit de revanche et de frustration qui dérive de votre malheureuse expérience.

 

Je vous remercie si vous voulez répondre à ces brèves lignes, dictées seulement par l’estime envers des prêtres que je considère quand même courageux, même si un peu trop enclins aux médisances.

Marco BONGI

 

 

 

Nous remercions Marco Bongi (connu comme auteur de plusieurs articles à l’unisson avec certains chefs de la Fraternité Saint Pie X) pour nous avoir écrit et - en lui permettant de dire tout ce qu’il désire - nous répondons bien entendu à ses objections.


   1) Nous remarquons avant tout que l’irritation, dont sa lettre « donne l’impression » et qui

« dérive » peut-être des gênantes dénonciations de notre article (comme les ambigüités obstinées de Mgr Fellay, qui sont chaque jour de plus en plus évidentes), semble avoir empêché l’interlocuteur de lire l’article en question avec la sérénité “raisonnable” qu’il souhaite.


Il ne semble pas non plus que les articles ici présents, et qui traitent du même sujet, aient été lus avec attention (nous ne les répéterons pas tous, il suffit d’aller les relire), ni le clair article de l’abbé Simoulin («quelques citations éparses de Simoulin» ?).


Nous sommes «fous», «aveuglés » et ainsi de suite...Cependant la «médisance», il nous semble, est ce qui se fait dans le dos, en cachette (ou en privé si on veut). Il n’en est pas ainsi des positions prises publiquement et soutenues dans un article, sur lesquelles on peut se défendre à visage découvert et en débattre à la lumière du soleil.


Ce site a posé - depuis longtemps, de façon ample et toujours publiquement - des questions gênantes. Le fait de les attribuer à la «frustration» ou en générale à des facteurs « personnalistes » (ce qui est la méthode classique de tous les régimes, de celui communiste à celui fraternito-fellayesque), pour disqualifier personnellement les objectants au lieu de se confronter sur les objections – avec une bonne dose de démagogie –, est pour le coup “être enclin à la médisance”.


Nous savons bien que la ligne du “grand compromis” (entre la FSSPX et les “intégrés” dans le Système ) a eu, en ces années, une grande influence sur certaines rédactions et sur de nombreux «catholiques traditionnels italiens», assez influencés par la “lignée Mons. Bux - Abbé du Chalard”. Nous savons aussi - documentation à l’appui - par quels moyens certaines lignées éditoriales, très populaires dans ce milieu, “reçoivent des conseils” encore aujourd’hui. Cette revue cependant (à la rédaction de laquelle participent des clercs et des laïcs), tout en appréciant les qualités de ces deux ecclésiastiques, n’apprécie pas du tout la ligne du “grand compromis”. Pour cela, en étant libre de la préoccupation des “chiffres” (et remarquons entre autre que l’évaluation des chiffres se révèle bien plus complexe et variable que ce que soutient M. Bongi), nous préférons faire le rôle de la troisième voie qui dérange, c'est-à-dire la voix critique. Sans trop se soucier du bâillon qu’on voulait nous imposer, plus au moins au nom du Vatican, notamment sur deux articles : le premier qui regardait la Commission “Ecclesia Dei” et l’autre, comme par hasard...la Fraternité Saint Pie X ! Curieux n’est-ce pas ? Pour l'imaginaire collectif cela semble absurde...

 

   2) Nous n’avons aucune difficulté à reconnaître à Marco Bongi (et à ses référents) que notre article du 31 mai est «embarrassant». Il doit être bien «embarrassant» un article qui, avec d’autres (que nous prions d’aller relire avec un moindre esprit de faction), pose d’une façon ou d’une autre, des objections auxquelles personne n’a été capable de donner la «moindre» réponse. Questions que nous proposons de nouveau ici , n’ayant pas encore obtenu de réponse :

1 – Pourquoi la régularisation canonique, qu’on l’appelle comme on veut, selon les chefs de la FSSPX en 2006 était «impossible» (et même «inconcevable») et maintenant, comme votre écrit le confirme, ne l’est plus au moins de principe ? Et de plus, la justification n’est pas réaliste : des chefs acatholiques qui sans aucune contrepartie confient leur fidèles à l’apostolat catholique ! Allons ! Sans contrepartie?


2 - Pourquoi envoyer une demande écrite de retrait du décret d’excommunication constituait à l’époque une condition, et même une condition inacceptable (selon Mgr Fellay), et ensuite lorsque celle-ci est envoyée par ce dernier, on parle alors d’annulation unilatérale du décret, sans aucune condition ?


3 - Pourquoi au sujet de cette lettre, si étroitement connexe à la mesure “unilatérale”, il a été diffusé - et par les deux parties, ce qui est étrange - seulement un morceau, et non pas la lettre dans son intégralité ?


4 - Pourquoi de ces passages de la lettre, qui était préliminaire au retrait du décret d’excommunication, les deux parties ont diffusé deux versions textuellement différentes, les deux relatées entre guillemets?


5 - Pourquoi le premier fax de Menzingen rapporte la même version que Rome et non pas la version postérieurement diffusée par la presse fraternitesque ?


6 - Pourquoi Mgr Fellay a longuement essayé de minimiser et dissimuler la portée de la version du Préambule Doctrinal souscrite par lui et envoyée à Rome le 15 avril 2012, dans laquelle (il a beau dire « aucun accord » !) il exprime des positions doctrinales qui « s’éloignent de manière impressionnante » de celles qu’il professait lui et la FSSPX ?


7 - Pourquoi dans la lettre de juin 2012, à Sa Sainteté Benoit XVI, Mgr Fellay, en plus de confirmer qu’il donnait aussi sa disponibilité à mettre de coté les questions controversées, pourvu qu’on arrive à un accord (ce qu’auparavant il avait réprouvé), n’affirme pas du tout un rejet clair du préambule doctrinal ?


8 - Pourquoi, dans cette lettre réservée à Rome, il dit plutôt que les ultérieures requêtes du Vatican ne seraient pas passées en raison du contexte de l’époque, et non pas en raison de leur contenu ?


9 - Pourquoi en janvier 2014, en niant ses demandes de rencontres avec le Pape Bergoglio (pardon, avec «le Pape légitime», ainsi que notre contradicteur s’empresse de préciser), il n’a pas dit qu’ils avaient déjeuné ensemble un mois auparavant ?

 

D’accord, d’accord, nous sommes “fous”, “aveuglés”, “amers”, “frustrés”, “friands de médisances”... ( avez vous terminé la liste ?). Mais où sont-elles, cher Monsieur Marco Bongi, les réponses à ces gênantes questions critiques ?


   3) Vous nous écrivez: « Lorsque, par exemple, c’était vous de l’IBP qui faisiez l’accord, est-ce qu’il ne s’agissait pas d’un "accord de pouvoir"? ». Nous répondons bien entendu même à cette tentative de détournement des questions posées par l’article ( qui portaient sur d’autres sujets car nous avons déjà parlé de l’IBP dans d’autres articles ).


Que l’esprit de certains membres de l’IBP ait pu être effectivement celui que vous indiquez, cela est malheureusement plausible et nous l’avons déjà écrit, sans esquiver les questions gênantes lorsque elles étaient “chez nous”. Certains estimèrent qu’ils s’étaient retrouvés dans une sorte d’état de nécessité et cela même à cause des expulsions faciles, et des sanctions en générale, ordonnées comme si de rien n’était par Mgr Fellay ( il faudrait se demander d’ailleurs, ce qu’il faut penser d’un Supérieur Général qui - dans une situation comme aujourd’hui - sanctionne tout le monde...sauf lui-même). Cependant l’esprit d’autres gens qui adhérèrent au Bon Pasteur en 2006 n’était pas celui qui est décrit (même si, malheureusement, tous n’ont pas réellement persévéré sur la ligne des débuts, surtout lorsque le moment est venu de passer de la théorie à la pratique) : l’esprit de beaucoup - que nous revendiquons avec fierté - était d’être en même temps romain et combattant, de garder unis la résistance et l’esprit romain, de se protéger ensemble autant de toute tendance à l’hérésie que de l’esprit schismatique.


Nous ajoutons - avec un peu de réalisme, dont l’absence serait fort peu traditionnelle - qu’il faut aussi un peu tenir compte…du contexte. On sait que dans le milieu de la FSSPX la tendance à passer d’un extrême à l’autre n’est pas rare, mais si même Mgr Fellay justifie n’importe quelle contradiction au nom du contexte, il faut bien qu’on reconnaisse un certain poids (quoique secondaire par rapport à l’objet) à ce facteur ! En 2006, en effet nous étions dans l’attente de la mesure pontificale en faveur de la Messe traditionnelle, aujourd’hui nous sommes dans l’attente des “ouvertures” synodales aux “divorcés remariés”!


Nous soulignons surtout que le cœur de la question réside dans le point suivant, au sujet duquel le contradicteur se comporte avec un “circiterisme” marqué (comme avait fait à son tour, par exemple, le théologien Kasper) : il tourne autour des véritables objets de la dispute, sans y rentrer. Le point capital, pour voir si notre discours est « contradictoire » ou pas, est celui-ci : quel est le critère pour dire si l’accord canonique est faisable ou pas ? Certes, comme toutes les choses humaines, il faut tenir compte d’un ensemble d’éléments, mais le critère substantiel - au-delà du contexte - quel est-il ?


Le Directeur de ce site, à l’époque séminariste, la revue Disputationes Theologicae, et aujourd’hui même la nouvelle fondation religieuse ( dont l’autre prêtre fut puni par la FSSPX - en étant déjà diacre! - parce que «trop papiste»), avaient dit : “si l’on demande ou pas des choses en conscience inacceptables, ou du moins trop imprudentes”. Telle est notre position sur le critère pour déterminer si l’accord est faisable ou pas. Ce qu’on appelle de façon synthétique et conventionnelle “l’accord” n’est pas un absolu en soi, quelque chose à faire à tout prix, mais - par esprit catholique et non schismatique - il ne peut pas non plus être exclu par principe, en attendant nécessairement la “conversion de Rome”. L’accord peut ne pas être faisable dans l’immédiat - douloureusement - et cela est à voir dans le cas spécifique, mais en soi il est toujours souhaitable, même si à Rome - douloureusement - on n’est pas encore revenu à la Tradition. Notre conduite a-t-elle été « contradictoire » avec ce critère que nous avons toujours professé?


Selon la thèse officielle de la FSSPX de l’époque, qui n’a jamais admis une correction à ce propos en en donnant de justes explications, le critère pour déterminer si l’accord est faisable réside dans la “conversion de Rome”, dans le “retour de Rome à la Tradition” : et cela (comme il a été dit à plusieurs reprises et de façon péremptoire) doit être un préliminaire sine qua non à la question de la normalisation canonique. La conduite de la FSSPX après 2006 a-t-elle été cohérente avec ce critère professé par elle à l’époque, par son chef (qui est toujours le même d’ailleurs ) et par son Chapitre générale de 2006, qui a parlé solennellement à l’unanimité - et de façon péremptoire - de ce préliminaire sine qua non?


La réponse, les fidèles de Mgr Fellay peuvent la trouver dans ce que nous avons cité et qui a été écrit par un membre autorisé comme l’abbé Simoulin, lequel, pour essayer d’être galant homme (comme au fond il l’est), a été obligé de “rattraper”, en inventant une “Nouvelle Conversion” de Rome, compatible en théorie - comme par hasard - avec le profil bergolien (pardon, du «Pape légitime»).


Et voyons un dernier aspect : cette revue n’a-t-elle pas critiqué les maux même lorsqu’ils concernaient l’IBP ? Au point qu’il y a eu d’abord une intense bataille interne, et ensuite la scission du groupe des résistants de l’IBP, petite, mais identitaire. Cette rédaction a-t-elle critiqué seulement la FSSPX ( comme cela arrive souvent, surtout dans les décennies passées ) et n’aurait-elle pas vu - ou feint de ne pas voir - les maux lorsqu’ils étaient ailleurs? Mais avez-vous réellement lu ce que nous écrivons?

 

   4) En 2006 nous avons fait un « mauvais choix », dit Marco Bongi. Il nous semble que le « mauvais choix » a été fait par la suite. Cela réside dans le choix, cependant assez contrasté et combattu, de ne pas tenir bon justement sur le ligne de 2006, que Rome nous invitait à reconsidérer, choix fait par la majorité de l’Institut (au début une minorité, ensuite devenue passivement majorité grâce à l’opportunisme).


En tout cas, nous sommes prêts à mettre en discussion nos choix, mais nous serions reconnaissants à ce paladin de la FSSPX s’il nous indiquait quelques alternatives concrètes.


Lui ne l’ayant pas fait, donc en attendant nous le faisons nous-mêmes. Un exemple concret : le directeur de ce site en 2006, étant séminariste dans la FSSPX, fut transféré d’Ecône en l’Argentine parce qu’il manifestait un désaccord sur la ligne officielle de la FSSPX de l’époque et selon laquelle la régularisation canonique - nécessairement et par principe sans dérogation - aurait dû suivre la “conversion de Rome”. Ce fut la ligne qui triomphât officiellement au Chapitre de juillet 2006, soussignée à l’unanimité ; un pareil principe fût donc voté aussi par ceux qui en réalité n’ont jamais arrêté de travailler pour “l’accord pratique” (comme ils l’appellent) et...sans “conversion de Rome”. Cependant ce style - os bilingue detestor – ne nous plaît pas et il ne nous a jamais plu, quoique à un bon nombre de «catholiques traditionnels italiens», pour reprendre vos mots, il plaît ou du moins ne déplaît pas trop (pensons à ce qu’un prêtre de la FSSPX disait il y a quelques années : les communiqués de Mgr Fellay sont «à double sens de lecture »; ce prêtre est aujourd’hui encore dans la FSSPX).


Quel était le motif de ce déplacement dans la lointaine Amérique du Sud? Le fait que à Ecône n’étaient pas admises des voix critiques à l’intérieur de la FSSPX alors qu’en Argentine par contre elles l’étaient?


Allons: le motif logique c’était de mettre le bâillon aux voix critiques, même si elles étaient loin d’être malveillantes, le motif c’était de les faire taire. Qu’aurait-t-il dû faire ce séminariste qui en conscience n’était pas d’accord, cher Monsieur Bongi? Aurait-il dû faire comme certains qui ont accepté la punition et ensuite sont revenus avec une position toute autre, au point qu’on se demande aujourd’hui s’ils n’ont pas subi un lavage de cerveau après leur séjour en Sibérie ? Aurait-il dû accepter de se taire en public et montrer son désaccord seulement en privé ( praxis, celle-ci, de «médisance», ne pensez vous pas ? ), exactement comme dans l’“Eglise conciliaire” ? Ou alors, aurait-il dû s’annihiler dans le Système ( en étant ainsi moins gênant pour la FSSPX, qui voudrait l’exclusivité de la “question traditionnelle” et pour cela tolère des personnes singulières “du milieu”, mais non pas d’autres groupes organisés ) ? Ce séminariste ne n’est pas du tout repenti, en conscience, d’avoir répondu non à l’arbitraire de la FSSPX, ainsi comme il avait répondu non et, avec la grâce de Dieu, répondra encore non à l’arbitraire d’autres, et d’avoir parlé - c’est un fait – contre les maux sur les deux fronts en 2006, d’avoir parlé contre les maux sur les deux fronts en 2010, et de parler contre les maux sur les deux fronts en 2014.

 

   5) Notre «expérience» de l’IBP a-t-elle été si «malheureuse » ainsi que notre disputant l’affirme ? Il est clair en effet que des motifs de souffrance ont été présents et nous ne les avons pas cachés, en parlant ouvertement de nos joies et de nos douleurs. Avez-vous lu l’article du 15 septembre 2013 ? Cependant il faut dire que le groupe des pionniers de l’IBP, quoique réduit en nombre, obtint à l’époque quelques résultats, contresignés officiellement par Rome, qui étaient positifs et nouveaux : que l’on pense à la reconnaissance, à l’époque, du droit à l’usage exclusif du rite traditionnel. Et cette revue pense être restée fidèle, et pas depuis aujourd’hui, au propos originaire de la critique constructive (qui est bien différent du “parler seulement en positif” proposé par le “document Pozzo” à la place de la critique constructive). Le “putsch” dont parle Marco Bongi dans l’IBP a eu lieu, mais non pas sans une dure bataille : et cela est une différence avec le cas des FI (et avant de la Fraternité Saint Pierre). Différence que notre contradicteur se garde bien de remarquer. On continue de constituer un point de repère, avec cette revue et avec le nouveau regroupement de clercs. Il est difficile de liquider notre expérience comme «malheureuse», au point qu’il y ait des gens, au Vatican comme ailleurs (FSSPX incluse), qui la voient comme de la fumée dans les yeux, et qui seraient bien contents si ce point de repère n’existait pas.

 

   6) Une quelconque approbation romaine de la FSSPX, on nous dit, «serait surement une chose positive parce qu’elle n’exposerait pas la Fraternité à un "putsch" comme celui que vous avez subi et comme celui des FI (Franciscains de l’Immaculé ndlr)».


De fait, les contacts tenus - et maintenus - surtout à partir de l’Année Sainte 2000, et toujours continués (malgré le fait qu’on annonce périodiquement l’interruption et la rupture) ont déjà “exposé” la FSSPX (que l’on regarde, de temps en temps, même chez-soi...) à des ruptures réitérées et récurantes. Limitons-nous aux Evêques : il y a treize ans, la FSSPX avait quatre Evêques ( déclarés « très soudés » et indivisibles ), plus un, celui de la communauté de Campos, déclaré totalement uni et solidaire (tant dans la position doctrinale qu’au point de vue opératif) avec ses quatre confrères de la FSSPX. Aujourd’hui ( que Marco Bongi, qui aime les chiffres, fasse ses calculs) les Evêques “très soudés” et indivisibles sont passés de cinq à trois : moins quarante pour cent.


Le chef de la FSSPX s’est “exposé” à signer un texte affirmant des choses que, jusqu’aux années précédentes, personne n’aurait jamais pensé (par exemple, la légitimité de la promulgation du Novus Ordo Missae). Chef de la FSSPX qui à ce jour n’a pas encore estimé opportun d’appliquer pour lui la même dureté qu’il réserve aux autres à l’intérieur et à l’extérieur, en donnant sa démission.


Il faut choisir : si l’on soutient que même ne pas faire l’accord comporte des problèmes et des dangers graves (c’est la thèse ouvertement soutenue par nous, vieux “accordistes déclarés”), que l’on songe aux aspects qui se passent “derrière les coulisses” comme celui des tribunaux internes, alors on peut - en partie - comprendre la conduite de Mgr Fellay qui a “exposé” la FSSPX aux risques de l’accord. Si par contre les choses étaient comme on nous avait dit dans les méprisantes réponses à nos préoccupations, lorsque nous “les accordistes” nous étions des dangereux “papistes figés”, comment peut-on alors défendre une conduite si imprudente comme l’a été celle de Mgr Fellay?


Décidez-vous donc...Vous avez dit des choses de toute sorte sur ceux qui ont fait des choix différents des vôtres, sachez aussi faire votre autocritique ou du moins supportez les critiques qui vous sont aussi adressées.

 

La Rédaction de Disputationes Theologicae

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